"Je suis Ardéchois"

Chers amis,

Je viens d’être nommé par le Pape François pour être votre évêque.
Je suis donc en pleine découverte de notre diocèse de Viviers qui correspond exactement au département de l’Ardèche.

Je dois vous dire que je suis émerveillé par la richesse des paysages, de l’histoire et surtout des personnes qui habitent ce département.
D’abord, votre identité : il y a tellement de différences culturelles, architecturales, économiques entre le nord et le sud de l’Ardèche, la vallée du Rhône à l’est et les hauts plateaux à l’ouest, que l’on pourrait penser à un morcellement.
Et pourtant il y a plus grand ! Vous dites tous : « Je suis Ardéchois ».
Cet attachement, je le sens très fortement aussi dans l’Eglise qui est présente dans l’Ardèche depuis des siècles.
Depuis plus de 1500 ans que le diocèse existe, avec ses hauts ses bas, l’Eglise a formé des générations d’ardéchois pour être des hommes et des femmes debout.
Et de grandes figures ont marqué cette belle histoire jusqu’à dernièrement Charles de Foucauld qui avait choisi l’Ardèche.

J’arrive donc parmi vous en reconnaissance de ce riche passé qui me pousse à écrire avec vous une nouvelle page de l’histoire du diocèse de Viviers dans ce département.
Des chrétiens sont engagés dans beaucoup de domaines de la vie locale, de la vie des paroisses pour tous ceux à qui l’Eglise doit rendre service.
Service aux parents qui font baptiser leur enfant, aux jeunes qui s’aiment et qui veulent se marier, à ceux qui sont malades et qu’il faut accompagner, à ceux qu’il faut réconforter parce qu’ils sont pauvres.

Et ce qui est le plus important, ce sont les jeunes de notre diocèse.
Les jeunes sont l’avenir de l’Eglise et ces jeunes ont besoin que l’Eglise les aide à grandir pour qu’ils prennent un jour leur place d’adultes.
Cette année, j’irai avec des jeunes ardéchois à la rencontre du Pape François à Cracovie en Pologne pour les JMJ, Journées mondiales de la jeunesse.
Et dans les prochaines années, toute notre attention sera portée vers les jeunes qui sont notre avenir.

Pour tout ce service, les prêtres et des laïcs sont rémunérés et des frais sont engagés.
Et la formation de nos futurs prêtres est un véritable investissement pour l’avenir.

Je sais que beaucoup d’entre vous, chrétiens nous aident déjà financièrement.
Je sais aussi qu’un certain nombre d’entre vous qui ne partagent pas notre foi nous aident aussi parce que vous croyez que l’Eglise doit tenir sa place au service de la société.

Pour la première fois, moi votre évêque, je sollicite votre soutien financier. Vous savez que nous n’avons pas de subventions publiques et que dépendons de votre générosité.
Que ceux qui donnent déjà, donnent plus s’ils le peuvent, et que ceux qui ne donnent pas encore, le fassent.
Vous demander, c’est une fragilité mais cela fait notre force et c’est le prix de notre liberté.

+ Jean-Louis BALSA
Evêque de Viviers