Pâques 2004

La fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne

- Le 11 avril 2004, tous les chrétiens fêtent Pâques

- La fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne

- La Semaine Sainte et Pâques

- La Vigile pascale 2004

- Les baptêmes d’adultes en 2004

Le 11 avril 2004, tous les chrétiens célèbrent Pâques

Le 11 avril 2004 les chrétiens du monde entier - catholiques, orthodoxes et protestants - célébreront la fête de Pâques.

Pâques célèbre la résurrection du Christ le troisième jour après sa mort sur la croix. Cet événement est le cœur même de la foi chrétienne. C’est pourquoi les chrétiens se préparent à la fête de Pâques depuis le début du Carême, et en particulier tout au long de la Semaine Sainte.

La Semaine Sainte commence le dimanche des Rameaux et s’achève dans la nuit de Pâques. Elle commémore la Cène, la Passion, la mort et la Résurrection du Christ.

Parmi les célébrations jalonnant cette montée vers Pâques - messe du dimanche des Rameaux, messe chrismale, messe de la Cène du Seigneur, office de la Passion, Vigile pascale et messe de Pâques - l’une d’entre elles tient une place particulière : la Vigile pascale.

La Vigile pascale rassemble, par ses rites, tous les éléments du message de Pâques. Les baptêmes d’adultes et de jeunes, qui seront célébrés ce soir-là, rejaillissent sur toute la communauté et rappellent à chacun les promesses de son baptême.

MessesInfo (serveur vocal donnant les horaires de messes dans toutes les paroisses, abbayes et monastères de France) : tél. 0 892 25 12 12

Un dossier spécial Pâques, l’actualité et les propositions
de l’Église catholique en France sont disponibles sur
le domaine Internet www.cef.fr
et sur le site du diocèse http://catholique-ardeche.cef.fr

La fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne

Au centre de l’année liturgique, la fête de Pâques est la plus importante pour la foi chrétienne. Elle célèbre la Résurrection de Jésus Christ, après sa Passion et sa mort en croix.

L’événement de Pâques donne sens à toutes les autres fêtes du calendrier chrétien. Chacune d’entre elles est célébrée dans la lumière de la Résurrection et en référence à elle.

La Résurrection du Christ est la source et le socle de la foi, principe de l’évangélisation, de l’annonce de la Bonne Nouvelle et de sa transmission. Elle est le point de départ et la référence radicale de la proposition de la foi dans la société actuelle.

« Si le Christ n’est pas ressuscité, vide alors est notre message, vide aussi votre foi… » affirme saint Paul (1 Co 15,14). La Résurrection du Christ est la première Bonne Nouvelle de la prédication des apôtres et de leurs successeurs. Toute vision ou élaboration d’un christianisme qui se réduirait à une sagesse ou à une référence à un Évangile, simple code du bonheur dont Jésus de Nazareth serait le prophète, serait, pour les chrétiens, insuffisante et construite sur du sable… La force des chrétiens, c’est la présence actuelle et définitive du Ressuscité.

Un mot technique est parfois employé pour évoquer le coeur du message et de la Bonne nouvelle évangélique : « le kérygme ». Par sa racine grecque, il signifie : ce qu’il faut proclamer en priorité, le noyau central et élémentaire de la foi. Le kérygme de référence est constitué par un passage de la 1re lettre de saint Paul aux Corinthiens. La Résurrection en est la base :

« Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’avais moi-même reçu, à savoir que le Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, qu’il a été mis au tombeau, qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures…  » (1 Co 15,3-8)

Semaine Sainte et Pâques 2004

Dimanche des Rameaux (4 avril 2004)

Six jours avant la fête de la Pâque juive [1], Jésus retourne à Jérusalem. La foule l’acclame lors de son entrée dans la ville. Elle a tapissé le sol de rameaux verts, formant comme un chemin royal en son honneur.

En mémoire de ce jour, les catholiques portent à l’église des rameaux (de buis, oliviers, lauriers ou palmiers, selon les régions). Le prêtre bénit ces rameaux puis, comme la foule acclamant le Christ à Jérusalem, les fidèles se mettent en marche, en procession.

La Messe chrismale

La Messe chrismale est célébrée en Ardèche le mardi 6 avril, à 10 h à la cathédrale de Viviers. Au cours de cette messe, que l’évêque célèbre avec l’ensemble des prêtres du diocèse, il consacre le saint chrême (origine du terme « messe chrismale »), cette huile parfumée utilisée pour les sacrements du baptême, de la confirmation, de l’ordre (diacre, prêtre, évêque). Il bénit aussi l’huile des catéchumènes et l’huile pour le sacrement des malades. Conservées ensuite dans chaque paroisse, ces huiles seront utilisées au cours de l’année à venir.
Après cette messe une rencontre entre l’évêque, Mgr François BLONDEL et tous les prêtres présents aura lieu au grand séminaire de Viviers.

Jeudi Saint (8 avril 2004)

Avant de mourir, Jésus prend son dernier repas avec les douze apôtres dans la salle dite du « Cénacle ». Saint Paul et les évangélistes Marc, Luc et Matthieu rapportent les récits de la Cène (1re Épître aux Corinthiens, 11 ; Évangile selon saint Marc, 14 ; Évangile selon saint Luc, 22 ; Évangile selon saint Matthieu, 26) qui institue l’eucharistie au cours de laquelle le pain et le vin deviennent Corps et Sang de Jésus Christ. Par l’eucharistie, le Christ rend grâce et offre son Corps et son Sang pour le salut des Hommes. Après ce repas de la Cène, l’heure de l’épreuve approchant, le Christ se rend au jardin des Oliviers avec les Apôtres pour veiller et prier.

Le Jeudi Saint, l’Église célèbre la messe « en mémoire de la Cène du Seigneur », puis les fidèles s’unissent à la prière du Christ ce soir-là, en veillant auprès du saint Sacrement (le pain et le vin consacrés au cours de la messe) jusque tard dans la nuit. Cette année Monseigneur François BLONDEL sera avec la paroisse Ste Claire à ANNONAY , à

Vendredi Saint (9 avril 2004)

Trahi par son disciple Judas, le Christ est arrêté. Il est accusé de semer le désordre par ses enseignements et surtout d’usurper le titre de Messie, c’est-à-dire de Fils de Dieu envoyé pour sauver les Hommes. Interrogé par Ponce Pilate (gouverneur romain de la région), flagellé par les soldats romains, il est condamné à être cloué sur une croix - supplice alors réservé aux criminels. Chargé de la croix, il gravit la colline du Golgotha (littéralement « mont du crâne », autrement appelé « Calvaire »). Crucifié, il expire au bout de quelques heures. Descendu de la croix par ses proches, il est enveloppé dans un linge blanc (le « linceul ») et mis au tombeau.

Les chrétiens sont appelés au jeûne (qui consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle), démarche de pénitence et de conversion, expression de l’attente du Christ. L’office du Vendredi Saint, appelé « célébration de la Passion du Seigneur », est centré sur la proclamation du récit de la Passion (Évangile selon saint Jean). Il est souvent proposé aux fidèles un chemin de croix qui suit les étapes de la Passion du Christ.

Samedi Saint (10 avril 2004)

La Vigile pascale - ou veillée pascale - se célèbre dans la nuit du Samedi Saint au dimanche de Pâques. Il s’agit d’une veille en l’honneur du Seigneur au cours de laquelle les fidèles vivent le passage des ténèbres à la lumière, la victoire du Christ sur la mort.

Dimanche de Pâques (11 avril 2004)

« Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rend au tombeau. La pierre a été enlevée…Les bandelettes ont été déposées…Le linge est roulé à part » (Évangile selon saint Jean, 20).

Étymologiquement, « Pâques » signifie « passage » : par ce passage de la mort à la Vie, le Christ a sauvé l’Homme du péché et l’a appelé à la vie éternelle. La Résurrection du Christ est l’accomplissement des promesses faites par Dieu à son peuple. C’est pourquoi la fête de Pâques est le sommet du calendrier liturgique chrétien. Ce jour d’allégresse est marqué dans les églises par la couleur blanche ou dorée, symbole de joie.

Ces trois jours le Père François BLONDEL sera à la cathédrale de Viviers.

La Vigile pascale 2004

La Vigile - ou veillée - pascale est, dans la nuit précédant le dimanche de Pâques, la première célébration de la Résurrection du Christ. Cette célébration rassemble, par l’ensemble de ses rites, tous les éléments du message de Pâques.

Les baptêmes d’adultes et de jeunes, en lien avec le message pascal, sont généralement célébrés au cours de la Vigile pascale, dont le déroulement est symbole de renaissance.

« En nous faisant traverser la nuit pascale, cette célébration replonge en effet nos existences dans ce qui fait notre commune vocation : former ensemble un peuple de disciples qui marchent derrière leur Seigneur. Chaque fois que nous célébrons la veillée pascale, c’est dans une dynamique baptismale que nos existences sont plongées. » (Message des évêques de France, Lourdes, 8 novembre 2002).

La célébration de la Vigile pascale, qui avait une place importante dès les origines chrétiennes, avait progressivement disparu, jusqu’à son rétablissement par Pie XII dans les années cinquante.

Elle est structurée en quatre étapes :

- Liturgie de la lumière (bénédiction du cierge pascal et procession d’entrée) ;

- Liturgie de la Parole (plusieurs lectures de l’Ancien Testament, une lecture de saint Paul et l’Évangile de la Résurrection) ;

- Liturgie baptismale (litanies des saints, bénédiction de l’eau et baptêmes éventuels) ;

- Liturgie eucharistique.

Les trois signes sont indissociables : l’eau (du baptême), le souffle (de l’Esprit) et le pain (eucharistique).

Il y a, tout au long de la Vigile pascale, un mouvement, une marche, un itinéraire, un chemin parcouru, de la porte franchie jusqu’à l’envoi en mission. Cette célébration traduit, par ses rites et la richesse symbolique de la liturgie, le déploiement de la foi, le passage à franchir par le lien au Christ dont la vie, la mort et la résurrection sont initiatrices de la vie nouvelle.

Les baptêmes d’adultes en 2004, en Ardèche et en France

Ils sont, chaque année, plusieurs milliers en France à adhérer au christianisme, en étant personnellement interpellés par l’Évangile. Ces nouveaux croyants font une expérience spirituelle forte, celle de la rencontre de Dieu et du Christ et entrent dans une démarche intérieure de conversion. Ils demandent, en toute liberté, à entrer dans la communauté d’Église et deviennent témoins du message et de la présence du Christ.

Au cours de la Vigile pascale 2004, au soir du 10 avril, 2539 baptêmes d’adultes et de jeunes seront célébrés. En Ardèche :

Voici les noms des baptisés de la nuit de Pâques :

Didier LAUBIES à ST PERAY
David GREGOIRE à ALBOUSSIERE
Natacha NICOLAS à Notre-Dame à ANNONAY
Chrystèle AUBERT à PEAUGRES
Annie GINES à ST PAUL LE JEUNE

Baptisé le jour de Pâques : David RISTE à SOYONS.