L’Avent

L’Avent est le temps liturgique précédant la fête de Noël.

Ce temps de préparation à la célébration de la naissance de Jésus est marqué par la symbolique de l’attente et du désir.

Une tradition de l’Avent utilise la symbolique des bougies au long des quatre dimanches :

Le premier dimanche, la bougie symbolise le pardon à Adam et Eve : "Veillez, parce que vous ne savez pas le jour où le Seigneur viendra", Évangile selon saint Matthieu 24, 42

Le deuxième dimanche, la bougie symbolise la foi des Patriarches, en la Terre Promise : "Convertissez-vous , car le Royaume de Dieu est tout proche" Évangile selon saint Matthieu 3, 2

Le troisième dimanche, la bougie symbolise la joie de David, célébrant l’Alliance avec Dieu : "Es-tu Celui qui doit venir ?" Évangile selon saint Matthieu 11, 3

Le quatrième dimanche, symbolise l’enseignement des Prophètes, annonçant un règne de paix et de justice : "Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit" - Évangile selon saint Matthieu , 24

A quel temps faut-il conjuguer Noël ?

Avec le 1er dimanche de l’Avent, c’est un nouveau cycle liturgique qui vient de commencer. Or, parler de cycle, c’est parler d’un retour perpétuel des saisons, des fêtes…

Refaisons-nous chaque année la même chose ? Non ! Le temps biblique comme le temps des chrétiens n’est pas un temps cyclique.

C’est un temps linéaire dans une histoire : l’histoire du Salut.

C’est pourquoi nous disons :

• Jésus est venu il y a 2000 ans environ… Nous faisons, avec reconnaissance, mémoire de cet événement.

• Jésus vient aujourd’hui pour tous ceux qui lui ouvrent leur cœur et l’accueillent. Sa Parole, son Pain de vie, sa présence dans le frère, sont autant de moyens qui nous invitent à lui faire place dans notre monde.

• Jésus viendra à la fin des temps : Lui, le Ressuscité, il est devant nous et nous attire vers l’avant, il nous fait vivre dans l’espérance, une espérance de veilleurs.

Le danger n’est donc pas seulement de tourner en rond dans un cycle perpétuel. Le danger serait de ne conjuguer Noël qu’à un seul temps.

Il faut, et c’est là la richesse de cette fête,

Faire mémoire de l’événement passé,
Accueillir l’aujourd’hui de Dieu qui vient,
Veiller en attendant la venue du Royaume.

Il faut conjuguer Noël à tous les temps !

Père Henri MEISSAT
Bulletin d’Information N° 44, Service Diocésain de Catéchèse