Billet de Mgr François BLONDEL Billet RCF du 01/12/2014

Les calendriers de l’Avent connaissent un grand succès. Dans bien des familles, ils sont là bien en vue. Chaque soir, les enfants ouvrent une petite fenêtre, celle du jour suivant qui nous rapproche de Noël.

Choisissez bien votre calendrier !

Il ne s’agit pas seulement de compter le nombre de jours qui nous séparent encore de l’arrivée des cadeaux, le « véritable » calendrier de l’Avent, ouvre une route avec Jésus attendu, annoncé, désiré… Voilà Marie… Voilà l’Ange… Et voilà Joseph à son atelier… Et voilà la visite à Elisabeth. Et puis la route depuis Nazareth jusqu’à Bethléem bien longue… C’est une belle occasion d’un moment de prière en famille.

Mais Noël, ce n’est pas seulement une affaire d’enfants. Les grandes personnes elles aussi sont invitées à ouvrir la fenêtre.

L’Avent, c’est l’affaire d’hommes et de femmes qui croient que Jésus est venu à Noël : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils ». Une aventure a commencé, l’alliance est lancée, dans les jours d’aujourd’hui la vie germe, le Royaume peut grandir, Royaume de justice et de paix, de pardon et de grâce jusqu’à ce que le Christ revienne.

Oui, nous aussi nous devons ouvrir chaque jour une fenêtre.

Tant pis ou tant mieux si le bruit de la rue nous réveille, c’est la rumeur du monde, c’est la vie des hommes et des femmes qui s’ouvrent, qui aiment, qui doutent. Qui leur dira la Bonne Nouvelle ? Moi ? Pourquoi pas ?

Tant pis ou tant mieux si depuis cette fenêtre dont j’ai tiré les rideaux, j’aperçois une personne vers qui je vais faire le premier pas, un pardon à donner, un engagement à prendre pour une cause.

Tant pis ou tant mieux si je vois l’église de ma paroisse qui attend un catéchiste, un visiteur de malades, un guitariste pour la messe des jeunes ou un membre du Secours Catholique.

Tant pis ou tant mieux si le Christ vient nous déranger.

En fait, en nous penchant à la fenêtre, nous voyons l’étoile de Noël qui vient nous guider.

En fait, par la fenêtre, c’est le bon air que l’on peut respirer, c’est le souffle de l’Esprit Saint, celui qui est venu sur Marie et qui nous a donné Jésus : « Car rien n’est impossible à Dieu ».

F.B.