Billet de Mgr François BLONDEL Billet RCF du 17/11/2014

« J’ai vu : et voici une foule immense que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes les nations, tribus, peuples et langues… Ils se tenaient debout… ».

Certainement l’un ou l’autre auditeur de RCF doit se dire : « Tiens, le Père Evêque nous parle de la Toussaint, il est un peu en retard ! ». Non, je vous parle de ce qui s’est passé, de ce que j’ai vécu samedi le 15 novembre à Viviers à la Maison Diocésaine Charles de Foucauld.

J’ai vu près de 400 personnes, une bonne moitié venait d’Arménie, de Géorgie, du Burkina Faso, du Congo et que sais-je encore, avec une ribambelle d’enfants, ils étaient arrivés il y a quelques mois ou deux ou trois ans. Les autres venaient de nos paroisses, des Boutières, d’Annonay, de Privas, de Tournon et d’autres lieux. Il y avait ceux qui avaient lancé l’invitation à leurs voisins étrangers et ceux qui avaient accepté l’invitation à la « Fête des Peuples ».

Tous ont vécu une belle journée d’accueil, de connaissance, de fête, de chants, de repas en commun, une véritable joie.

En ce temps de crise, de douleurs, ce fût un moment de confiance, donc de foi, un moment d’espoir, donc d’espérance, un moment de fraternité, donc de charité.

Oui, finalement c’était la Toussaint, c’était le Royaume de Dieu dont le signe est représenté par les appels d’aujourd’hui, c’était l’annonce et la promesse de l’Alliance, du Salut, du banquet et du partage déjà là, déjà juste et vrai.

J’étais fier de l’initiative prise par des chrétiens pour toute cette préparation par l’équipe de la Pastorale des Migrants à laquelle s’était associé le Secours Catholique, le CCFD et les équipes de veille. J’étais fier de leur capacité d’inviter, de parler, d’animer. J’étais heureux de la joie ainsi donnée.

Vous vous rappelez les trois piliers de notre mission de chrétien : « L’annonce, la célébration, le service » qui s’appelle la Diaconie. Samedi à Viviers, la Diaconie tenait table ouverte !

F.B.