Semaine de Prière 2015 : 3ème jour : "Je n’ai pas de mari" (Jn 4, 17)

3ème jour : « Je n’ai pas de mari » (Jn 4, 17)

Textes
2R17, 24-34 : La Samarie fut conquise par l’Assyrie
Ps 139, 1-12 : Seigneur, tu m’as scruté et tu me connais
Rm 7, 1-4 : Vous avez été mis à mort à l’égard de la loi, par le corps du Christ
Jn 4, 16-19 : Je n’ai pas de mari
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari et reviens ici. » La femme lui répondit : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu dis bien : « Je n’ai pas de mari » ; tu en as eu cinq et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. » – « Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète.

Commentaire
La Samaritaine répond à Jésus : « Je n’ai pas de mari ». La conversation porte maintenant sur la vie matrimoniale de cette femme. Il y a comme un glissement dans le contenu de leur conversation qui passe de l’eau à son mari. « Va, appelle ton mari et reviens ici » (Jn 4, 16) mais Jésus sait que la femme a eu cinq maris et que l’homme avec lequel elle vit maintenant n’est pas son mari.
Dans quelle situation se trouve cette femme ? Ces maris ont-ils demandé le divorce ? Était-elle veuve ? Avait-elle des enfants ? En lisant ce passage, ces questions viennent naturellement à l’esprit. Quoi qu’il en soit, il semble que Jésus soit intéressé par une toute autre dimension de l’existence de cette femme : il constate quelle est sa vie mais reste accueillant à son égard, de manière à ce que la rencontre véritable puisse advenir. Jésus n’insiste pas sur une interprétation moralisatrice de sa réponse mais paraît vouloir la mener au-delà. Et de fait, la femme finit par changer d’attitude envers Jésus. Les obstacles que pouvaient constituer leurs différences culturelles et religieuses passent à l’arrière plan et laissent place à quelque chose de bien plus important : une rencontre établie dans la confiance. À cet instant même, Jésus, par son attitude, nous offre la possibilité de nous ouvrir à de nouveaux horizons et de nous interroger davantage : émergent alors des questions venant défier les attitudes de dénigrement et de marginalisation des femmes, des questions sur les différences qui restent un obstacle sur le chemin de l’unité, cette unité que nous cherchons et pour laquelle nous prions.

Questions
1. Dans nos communautés, existe-t-il des situations qui font scandale à nos yeux ?
2. Quels sont la place et le rôle des femmes dans nos Églises ?
3. Que peuvent faire nos Églises pour prévenir et vaincre la violence dont sont victimes les femmes et les jeunes filles ?

Prière
Ô Toi qui es au-delà de tout, peut-on te désigner autrement ? Quelle parole peut te chanter, toi qu’aucun vocable ne saurait désigner nommément ? Comment l’esprit te verrait-il, ô toi qui ne peux être perçu par aucun esprit intelligent ? Tu es seul innommable, toi qui as créé tout ce que la parole saisit.
Tu es seul inconnaissable, toi qui as créé tout ce que la connaissance saisit. Toutes choses parlantes ou non parlantes disent ta gloire, les désirs de tous, les songes de tous gravitent autour de toi et les prières de tous sont autour de toi. Tout l’univers qui a l’intelligence de ton Être te chante un hymne de silence, Sois-nous propice, ô toi qu’on ne peut désigner autrement et qui es au-delà de tout ! (Attribué à Saint GRÉGOIRE DE NAZIANCE)