FETE DES PEUPLES 15 NOVEMBRE 2014 A VIVIERS 400 PARTICIPANTS

Une fête des peuples avec les migrants au cœur de la préparation et de la réalisation de la journée, c’était le pari de l’équipe d’organisation, et ce pari a été réussi.

FETE DES PEUPLES VIVIERS 15 NOVEMBRE 2014 }

La Maison diocésaine a ouvert grand ses portes à la Fête des Peuples
Dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale, la Fête des Peuples à Viviers, le 15 novembre, a rassemblé plus de 350 personnes, des quatre coins de l’Ardèche et du monde entier. Deux cars venus d’Annonay et de Tournon, un covoiturage bien organisé, ont permis à tous ceux qui le désiraient de répondre à l’invitation de la Pastorale des migrants, du CCFD-Terre solidaire, de l’ACAT et du Secours Catholique.

La Fête des peuples, un événement marquant de la vie du diocèse}

La Maison diocésaine a largement ouvert ses portes à de nombreux participants d’ici et d’ailleurs qui ont construit la fête en apportant leur savoir-faire, leur créativité et leurs convictions profondes. Pour exemple la formidable participation de l’équipe du Secours Catholique du Teil chargée de l’accueil et de la logistique du repas ! Près de 40 bénévoles ont organisé les deux services du repas d’ici et d’ailleurs, préparé par les convives, avec une efficacité précieuse. Grâce à Hervé, Serge Maréchal et Bénédicte Blomart, qui assuraient la coordination des équipes !

Une fête construite par les participants eux-mêmes

L’implication des migrants dans les différents ateliers a été un signe vivant du vivre ensemble et de la richesse des migrations. Pendant le spectacle de l’après-midi, mené par Elisabeth Simonnet, Jean- Marie Auriolle, Denis Bruyère, Renée Gaude de la Pastorale des migrants, et Marie-France Goudard du CCFD-Terre solidaire, un même esprit d’ouverture a inspiré tous les groupes : « Osons la fraternité, ne fermons pas notre cœur, ouvrons nos portes ». Ainsi la chanson créée le jour même par un groupe d’enfants et d’adultes avec le concours de Bruno Deroux , « Jamais sans les frères pour avancer, vivons solidaires jusqu’à danser », s’articulait parfaitement avec la création du mime initié par Patrice et Lixiane Keller et avec la chorégraphie imaginée par de jeunes arméniens Angela et Arman. Les danseurs ont pris grand plaisir à faire le final de la fête, sur une musique et une chorégraphie créée pour l’occasion. Kisito le conteur, et Bayam le joueur de jumbee, le père Alphonse du Burkina Faso, ont conquis le public et notamment les enfants initiés à l’art des percussions. Le violon de Melkom, l’atelier peinture avec Shushan et Elise et l’atelier créatif de papillons et de roses avec Hasmick et Marie-Claire Bienner ont magnifiquement participé à « faire du beau » dans la Fête. L’atelier des « Cris Solidaires » a invité à « faire tomber les murs de l’égoïsme, de l’ignorance et de la peur » en écho à la Cimade qui soulignait l’importance de s’engager activement pour que les gouvernants adoptent une « politique de l’hospitalité en construisant des ponts et pas des murs ». La chorale du Teil a apporté son concours à la réussite de la fête en chantant des refrains invitant au respect de la différence. Le sourire et la disponibilité « des sœurs disciples de l’évangile » qui animent la grande Maison Diocésaine de Viviers, ont permis de gérer les imprévus et de mettre à disposition des salles et un matériel technique de qualité. Enfin l’évêque de Viviers, Mgr Blondel, l’imam de Lyon Mohamed Fared, et le bouddhiste Eric Matib ont uni leurs voix et leurs convictions pour proclamer leurs appels à vivre au quotidien la fraternité et l’écoute de l’autre.

Quelques mots forts en émotion

« Nicole Roche, ancienne responsable de la Pastorale des migrants, trop tôt disparue, est présente aujourd’hui avec nous, ont dit avec émotion Elisabeth Simonnet et Jean Marie Auriolle, car sans son engagement, cette fête n’aurait pas eu cet impact. » Une participante a commenté la journée en disant : « J’espère que beaucoup ont éprouvé comme moi une certaine paix, la certitude que le vivre ensemble est une richesse, et qu’en donnant un peu, on reçoit beaucoup. » « Construisons ensemble un monde de paix » a été le mot de la fin de la Fête des Peuples. A chacun de s’engager là où il vit, sur ce chemin !

Compte rendu de Renée Gaude