Les Etats Généraux de la Bioéthique Pour y voir plus clair

Les états généraux de la bioéthique sont un lieu ou tous les citoyens peuvent prendre part et apporter leur contribution. Je vous invite à le faire.

Quelques sites pour mieux comprendre

https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/ : Site officiel des états généraux de la bioéthique
http://www.eglise-bioethique.fr/ : Site de l’Eglise catholique sur la bioéthique
http://www.ererra.com/ : Site de l’espace éthique Auvergne Rhône/ Alpes
http://www.espace-ethique.org/bioethique : Site de l’espace éthique d’Ile de France
http://emmanuelhirsch.fr/ : Site d’Emmanuel HIRSCH, professeur d’éthique médicale

Vous trouverez sur ses sites des lieux de rencontres et des analyses qui vous permettrons de réfléchir et donner votre avis.

Quelle humanité pour demain ?

La question centrale est sans doute : quelle humanité voulons-nous ? Comme le dit Bruno Saintôt (SJ), responsable du département d’éthique au centre Sèvres : « Les questionnements sur chacun des dossiers bioéthiques pourraient nous obliger à travailler, devant les urgences du temps, à un nouvel humanisme. Encore faut-il ne pas les traiter uniquement comme des points techniques, mais nous aider à en mesurer les enjeux collectifs : quel monde commun voulons-nous pour demain ? »

Le président de la Conférence des Evêques de France dit également : « Dans notre pays se déroulent durant cette année une grande réflexion sur le monde que nous voulons.[…] Sans hésiter nous disons que nous voulons un monde fraternel, un monde d’espérance, un monde où personne n’est laissé seul, un monde où les solidarités font cesser les pensées de mort, de découragement, d’abandon. Nous nous réjouissons des progrès scientifiques qui permettent à la médecine d’être toujours plus performante dans l’exercice du soin, dans le soulagement de la douleur, dans l’accompagnement des uns et des autres ».

Des questions sur des sujets rarement abordés

- La médecine génomique, c’est-à-dire la médecine qui prend en compte l’étude de nos gènes, pose la question du stockage et de la sécurité des données. Comment vivre avec la perception d’un risque potentiel qui pourrait arriver dans quelques années ("patient in waiting") ? Comment informerons-nous notre parentèle sur les risques qu’ils pourraient avoir découvert chez nous ?
- Le don et la transplantation d’organes : en France ce don est gratuit. Garderons-nous cette non-rétribution ? Dans le cas d’une demande supérieure au nombre de greffons disponibles, comment choisir la personne bénéficiaire ? En regard de son âge, de la "responsabilité" à l’égard de sa maladie ?
- Les neurosciences : mise en regard des possibles ouverts par les interventions sur le cerveau et les risques pris (impacts sur la personnalité, les comportements, l’affectivité, …).
- Les données de santé : nous aurons des outils permettant aux patients de reprendre en main sa vie avec la pathologie, mais se sera aussi des outils de surveillance et de possibles mesures de rétorsion en cas de comportements à risque.
- La procréation en lien avec l’état de la société : en France, la question porte sur l’ouverture aux femmes seules ou au couple homosexuel de la procréation médicalement assistée. Faut-il répondre ou non à des demandes sociétales hors situation pathologique ? En sachant que cela est accessible à l’étranger actuellement pour des personnes aisées.

Le code de Nuremberg, prise de conscience bioéthique (sur le site d’Emmanuel Hirsch)

« [.]Le droit à la recherche visant à l’acquisition de connaissances indispensables aux évolutions de nos sociétés et au renforcement de nos libertés ne saurait s’affranchir du cadre limitatif de règles intangibles. Nos valeurs démocratiques doivent prévaloir dans l’arbitrage des principes éthiques de la recherche biomédicale.
L’éthique du médecin relève d’une exigence personnelle en terme de dignité, d’intégrité et de loyauté, d’une compétence humaine singulière, et donc d’une conscience qui inspirent et légitiment une mission exceptionnelle. La recherche biomédicale s’inscrit dans cet engagement et cette perspective. Ses pratiques sont conditionnées par des règles d’autant plus nécessaires et parfois contraignantes que d’expérience nous savons qu’y déroger, c’est risquer de prendre le risque d’actes barbares toujours possibles, parfois avec des intentions et des justifications dont on a compris qu’elles pouvaient rendre tolérables les plus hautes abominations : « La recherche médicale est soumise à des normes éthiques qui promeuvent et assurent le respect de tous les êtres humains et qui protègent leur santé et leurs droits. »[.]

Père Régis BOMBARDIERI
Responsable Diocésain de la Pastorale de la Santé