Historique des anciennes paroisses

Annonay a d’abord fait partie, de l’archidiocèse de Vienne. Ce n’est qu’à partir du concordat de 1801, (entre Bonaparte et le Pape Pie VII) qu’elle a relevé du diocèse de Viviers.

Au commencement, Notre Dame était la seule paroisse de la ville, située en plein centre, place Vieille ou des Messieurs (l’actuelle place de la Liberté), la première église à la silhouette romane daterait de 584, transformée en collégiale (1484), elle fût très abîmée au cours des guerres de religion. Reconstruite à partir de1589 (Henri IV) elle resta le centre paroissial (hormis la période révolutionnaire) jusqu’en 1912 où elle fut détruite. En effet, depuis, 1898, s’élaborait un projet de nouvelle église, dans le quartier du Champ de Mars. Elle fut construite entre 1904 et juillet 1912.

Par ailleurs à l’initiative de l’évêque de Viviers, soutenu par le conseil municipal, fut programmée la création de deux nouvelles paroisses dans les quartiers en expansion de Cance et de Deûme, Saint Joseph et Saint François constituées en 1859 et officialisées par les décrets impériaux.

En attendant la Construction des nouvelles églises, les nouveaux paroissiens de Cance allèrent à la chapelle de Trachin (1320), ceux de Deûme à la chapelle de l’ancien couvent des Cordeliers (1223) devenu collège en 1656 (reconverti en groupe scolaire en 1883 et la chapelle en théâtre municipal en 1887). C’est sur des terrains occupés par des jardins que furent construites les églises nouvelles achevées en 1866 pour Saint François et en 1872 pour Saint Joseph.

Par suite de l’urbanisation de nouveaux territoires au XXème siècle, Annonay Ville complètera, son équipement paroissial à la demande des habitants au nord Est avec la Sainte Famille en 1957-1958, au Sud avec Saint ¬Etienne de Bernaudin en 1964- 1966(fermée pour le culte en juin 2000).

Pour Saint Martin de Roiffieux, on ne soit rien de précis sur période précédant 1800 (sauf qu’une partie date du XIIème siècle). L’église asymétrique du début du XIXème siècle ne conserve que la nef et le portail. Trois campagnes de travaux (1850/55, 1873/75 et 1891) lui ont donné sa silhouette actuelle avec sa tour octogonale.