VISITES AUX MALADES ET SACREMENT

POUR LES MALADES : UN SACREMENT, et DES VISITES.

C’est bien clair désormais : l’onction des malades n’est pas le « sacrement des mourants », comme on a pu l’appeler autrefois. Mais on peut le recevoir, dès que l’on tombe malade, ou que l’état s’aggrave. Et le recevoir plusieurs fois.

Le prêtre se déplace alors au domicile du malade, ou va à la maison de retraite.

De temps en temps, ce sacrement est donné le dimanche, au cours d’une messe, à l’église. On l’annonce alors à l’avance.

Se faire connaître si on désire le recevoir.


Ci dessous un article paru dans l’Echo de Crussol.

« Même lorsque la médecine ne peut plus rien faire dans un but curatif, lorsque toutes les ressources sont épuisées et que la mort devient inéluctable, la vie n’a pas nécessairement perdu tout son sens : ceux qui savent rester proches du malade « condamné » en témoignent.

Cette affirmation suscite parfois dans les hôpitaux beaucoup d’incrédulité. Vivre dans la perspective d’une mort imminente paraît, à beaucoup, insupportable. Dès que la médecine devient incapable de maintenir un état minimum de santé, il vaut mieux, pense-t-on, que l’homme meure, ou du moins qu’il perde la conscience de ce qui lui arrive, car on ne peut l’aider à vivre humainement la toute dernière phase de son existence : telle est la conviction qui, à mon avis, se répand de plus en plus dans la société, symptôme d’un attitude de fatalisme, plus même : de désespérance.

Certes, un tel état d’esprit n’est pas généralisé. Un certain nombre de professionnels de la santé… des visiteurs de malades, des proches… ont réussi à surmonter cette désespérance ; ils ont réussi à vaincre la peur que suscite toute relation avec une personne gravement éprouvée. Ils peuvent dès lors s’asseoir au chevet des grands malades et entrer en communication avec eux, à travers le silence, le langage corporel, la pression de la main, les gestes les plus simples, des paroles échangées, et aussi parfois la prière partagée ou le don des sacrements. »

Père Verspieren, Jésuite.