Un grand moment de fraternité interreligieuse à la paroisse st Jean

Suite à l’assassinat du père Jacques Hamel à St Etienne du Rouvray, la célébration dominicale du 31 juillet a été marquée par la participation d’un représentant de la communauté musulmane, en lien avec le père Bècheras et Jean Paul Sarrazin de la communauté protestante.

Comme dans de nombreuses églises de France, la paroisse st Jean du pays de Privas a vécu le 31 juillet lors de la messe dominicale des moments forts de fraternité inter-religieuse, après l’assassinat du Père Jacques Hamel, à St Etienne du Rouvray.

Le chirurgien Youssef Bedrici, représentant de la communauté musulmane est venu en début de célébration lire un message de soutien à la communauté catholique. « L’association privadoise du culte musulman condamne la barbarie de cet acte, en contradiction totale avec l’enseignement de l’islam, c’est un acte de division entre les religions » a-t-il souligné et il a terminé en affirmant « son appel à un vivre ensemble fraternel. »

Puis ce fut le tour de Jean Paul Sarrazin au nom de la paroisse protestante Privas -Flaviac : « C’est l’ensemble des croyants qui est touché par la barbarie, aucun acte ne peut nous détourner de la volonté de construire un monde de paix. »

Le père Bècheras a affirmé en relayant les paroles du pape François « que ce n’est pas une guerre de religions, c’est une guerre de domination des peuples, car les religions veulent la paix. »

Les trois intervenants ont été chacun à leur tour applaudis par l’assemblée, consciente de vivre un moment unique et inédit. Le père Bècheras a appelé à un temps de prière silencieuse auquel toute l’assemblée s’est associée. Si Youssef Bédrici n’a pu assister à la célébration toute entière, pour rejoindre son lieu de travail, dans l’assemblée, des membres de la communauté musulmane sont restés.

A la fin de la cérémonie, de nombreuses personnes échangeaient sur l’événement. « Nous disons combien c’est insupportable, mais en même temps nous sommes plein d’espoir quand nous vivons de tels moments de fraternité. », confiait une participante.