S’arrêter en si bon chemin ?

S’arrêter en si bon chemin ?

Nous sommes nombreux ce dimanche à venir entendre le récit de la Passion selon St Marc, à célébrer l’eucharistie, puis à repartir chez nous rameaux en main. Ainsi s’ouvre la Semaine Sainte par ce magnifique porche du dimanche des Rameaux. Ce n’est que le début du chemin où de célébration en
célébration nous aurons rendez-vous pour célébrer le Grand Amour,
dont Dieu nous aime en la personne de son Fils Jésus, son unique.
Il s’est livré pour nous, nous dira Jeudi Saint. Il est mort pour nous, répondra, comme en écho, Vendredi Saint. La mort n’a pu le retenir en ses liens, il est ressuscité, vraiment ressuscité, tonnera la Nuit Pascale.
A l’heure où tant de personnes ne rêvent que de marche pour entretenir, non sans raison, leur forme physique et mentale il est temps que ceux qui se reconnaissent chrétiens acceptent avec empressement de vivre le chemin qui les conduit à Pâques. Leur bonne santé spirituelle en dépend tout comme la bonne compréhension de ce qu’ils sont. Parce que le disciple n’est pas au dessus du maître, comprenons que le suivre exige de marcher sur ses pas. L’Amour qu’il veut nous faire contempler n’est perceptible qu’à travers ce chemin périlleux qu’il a ouvert comme en une ligne de crête offrant un horizon à l’infini.
Alors pas question de s’arrêter au début du chemin, acceptons de le vivre en son intégralité. Nous comprendrons que le mystère pascal, le mystère de la mort et de la résurrection de Jésus traverse comme en une Pâque toute notre existence d’homme, toute l’humanité et tout ce qui la porte, la terre et le cosmos. Armand Manoha.