Pour aller plus loin dans la connaissance de la Paroisse

DIOCESE DE VIVIERS - ARDECHE
PAROISSE NOTRE DAME DE LA MONTAGNE


Un passé riche de Foi

« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » interroge l’Apôtre Paul (1 Co 4, 7). La vie et le dynamisme apostoliques de Notre Dame de la Montagne, paroisse aux 21 clochers, disséminés sur une centaine de kilomètres, des Sagnes et Goudoulet à Laval d’Aurelle, prend sa source dans l’histoire des femmes et des hommes de cette région aux fortes racines chrétiennes.
Rappelons les fondations qui unifieront la montagne ardéchoise aux plans spirituel et humain :
l’abbaye cistercienne de Mazan (fondée en 1123 par Bonneveaux), celles des Chambons de Borne (fondée en 1150, par Cîteaux), de la Chartreuse de Bonnefoy, au Béage (fondée en 1156 par le Seigneur du Mézenc).
Et, plus récemment, Notre Dame des Neiges ( fondation en 1850, par Aiguebelle).

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Soulignons aussi l’impact de la prédication de Saint Régis (+ 1640), bien présent sur notre Montagne, les temps forts d’Évangélisation dont les belles et nombreuses croix de mission nous laissent des souvenirs évocateurs. Et, bien sûr, les églises de nos villages, dont la construction remonte pour certaines au 12° siècle et qui sont le signe de communautés chrétiennes vivantes. Autant de réalités historiques et de Foi qui, unies à tant d’autres d’un passé plus ancien (avec, notamment, l’Abbaye bénédictine du Monastier Saint Chaffre (43) fondée au 5° siècle, dont le rayonnement se fait sentir), viennent nous assurer d’une Histoire riche d’Évangile et de vie en Église au service de tout un peuple.

Un dynamisme apostolique qui s’est maintenu avec beaucoup d’authenticité, d’humilité, de simplicité. Et même avec ténacité et fidélité éprouvées en raison de la dispersion des zones habitées, du climat rude, et d’un exode rural qui a douloureusement appauvri le pays. Si le percement du tunnel du Roux (1920) et la construction dans les années 1950 des barrages de La Palisse et du Gage ont été porteurs de promesses économiques pour la région, il faut bien reconnaître qu’ils ont entraîné le départ de beaucoup d’habitants, partis avec les entreprises à la fin des travaux.

Hier, mais aussi aujourd’hui, l’Évangile s’est frayé un chemin dans les cœurs et dans la réalité sociale. Les familles, à travers un mode de vie façonné par l’Amour de Dieu et de l’Eglise, ont porté haut le témoignage dû au Seigneur. Puisant la force d’avancer dans la foi à travers le catéchisme, la vie sacramentelle, l’action catholique rurale, les pèlerinages (à Lourdes hors saison des travaux agricoles) entre autres, la génération des anciens, dont la Foi et l’engagement chrétien ont permis l’éclosion de bon nombre de vocations sacerdotales ou religieuses, a su traduire en actes le Message de l’Évangile, souffle de Vie qui continue de donner l’élan nécessaire pour faire vivre un engagement dans la communauté et dans la cité.

La Bonne Nouvelle aujourd’hui

De cette vitalité passée, que reste-t-il aujourd’hui ? Des familles prêtes à s’engager ponctuellement. Et qui, ici comme ailleurs, tentent de transmettre à leurs enfants une Foi qu’il faudra s’approprier et approfondir. Des enfants catéchisés qui demandent aujourd’hui le sacrement de l’Eucharistie ( première communion), qu’il faudra rejoindre pour l’aumônerie en collège, en vue du sacrement de la confirmation et d’une vie en Église.

Trois prêtres en mission sur ce vaste territoire (avec trois autres retirés dans différents villages). Là où le petit nombre et la dispersion pourraient être démobilisateurs, les prêtres essaient d’être présents à la vie des habitants de la Montagne, de les accompagner dans leurs chemins humains et de Foi pour qu’ils puissent prendre toute leur place dans la vie des communautés locales : voilà un vrai projet missionnaire.
Prêtres, religieux et laïcs, être à l’écoute des personnes rencontrées, affiner le regard pour, ensemble, tenter de lire ce que l’Esprit fait vivre aux uns et aux autres, même s’ils ne sont pas rattachés à un mouvement ou service d’Eglise. Avec l’assurance que tous ces trésors servent de manière fructueuse à l’avancée du Royaume.

La vie apostolique, c’est aussi la vie sacramentelle :
l’Eucharistie et les autres sacrements : en 2010, 25 baptêmes (dont 9 de l’extérieur) et 6 mariages (dont 1 de l’extérieur).
Ce sont aussi les Mouvements et Services : équipes liturgiques qui animent les célébration eucharistiques dominicales dans les communautés locales ;
la pastorale de la santé (deux maisons de retraite, deux foyers de vie pour adultes ayant un handicap, les visites à domicile) ; la pastorale des funérailles, vrai lieu d’évangélisation ;
le Mouvement chrétien des retraités ; les divers conseils et équipes liés à la vie de la paroisse (EAP, Conseil économique, équipes relais, notaire paroissial), où l’on essaie de vivre l’écoute et le partage ; avec un désir : que le diaconat permanent puisse prendre un jour sa place dans cette symphonie.
Quelques 18-30 ans se retrouvent aussi pour des temps de réflexion et de partage.
La vie apostolique, c’est encore tous ces signes du Royaume de Dieu : gisements d’amour, de bonté, de simplicité qui jaillissent du cœur et de la vie des habitants de notre montagne.

La vie religieuse est remarquablement présente chez nous. Remarquablement apostolique, aussi. Onze religieuses de l’Institut Saint Joseph, réparties dans 5 de nos villages.
Une petite vingtaine de religieux cisterciens à Notre Dame des Neiges. Une association de fidèles vivant dans l’esprit du Père de Foucauld (près de l’Abbaye ND des Neiges).
La présence, la prière, l’offrande, le travail de chaque jour : voilà des signes qui nous disent la Présence du Seigneur donnant sa vie pour que le monde vive.

Travailler à un essor missionnaire

Par-delà les difficultés de nos villages à vivre la rencontre en raison de l’éloignement et parfois du climat, il nous faut travailler à tisser des liens entre nous.
Imaginer et inventer des moyens de partage et de rencontre qui sortent d’un certain isolement. Si les fidèles laïcs ne peuvent pas toujours se déplacer facilement de villages en villages, les prêtres, eux, à la mesure de leurs forces, se mettent en route d’une communauté locale à l’autre.
Tout ce qui aidera à la prise de conscience que, dans cette paroisse au longues routes (elle n’est pas la seule !), nous ne formons qu’un seul Corps nourri de l’Eucharistie, sera contribution à un essor missionnaire et participera au dynamisme apostolique de cette belle et attachante montagne ardéchoise.


PAROISSE NOTRE DAME DE LA MONTAGNE – A Le Béage : 04 75 38 81 27 – A Saint Etienne de Lugdarès : 04 66 46 60 33 ou 04 66 46 30 72 – A Coucouron : 04 66 46 10 19

Notre Dame de la Montagne