Les jeunes hospitaliers témoignent !

Suite dans nos articles, voici d’autres témoignages, bilan de ce pèlerinage en tant que jeunes hospitaliers.

- Les personnes malades : elles nous aidaient pas mal aussi. Un exemple pour illustrer : une sœur qui me proposait de poser mon sac dans le chariot, et moi qui n’osait pas. Les malades nous aidaient dans notre démarche ; ils étaient gentils. J’avais peur de ne pas être à la hauteur, au niveau de la communication et finalement, c’était super ! On parlait de notre vie, de là où on habitait…
- Les hospitaliers : il y avait une entraide, même avec les autres diocèses. C’était une jolie et belle solidarité.
- Les musiciens : pendant les cérémonies, Joseph et Jean Bernard mettaient de l’ambiance Ils jouaient super bien de la guitare et chantaient bien.
- Les religieux : ils étaient bien proches des jeunes, ils venaient prendre des nouvelles, ce qui nous soutient. J’étais content que l’Evêque vienne nous voir. - tout était bien organisé. On était très bien accompagnés, pas perdus, avec les explications au début et le déroulement, on est plus détendu.
- Les jeunes : il y avait une super ambiance, on a bien rigolé.
- En général : il y avait un esprit sain (Esprit Saint ?), sans prise de tête, toujours souriant, généreux. Même s’il y avait la barrière de la langue avec d’autres pèlerins, on « parlait » bien.

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Pour un 1er pèlerinage, ça a été très intéressant. Je ne pense pas être reparti plus croyant, néanmoins j’admire désormais certaines personnes pour qui ce pèlerinage a été avant tout spirituel (et comprend mieux ce que cela apporte)L’équipe de jeunes hospitaliersétait très sympa malgré certaines différences (âge, etc.). Le seul point négatif fut de ne pas avoir eu assez de temps pour bavarder avec certains. J’ai néanmoins fait des rencontres très intéressantes.
J’ai été très content de m’être rendu utile auprès des personnes malades.
Un peu déçu que le timing ait été aussi serré !
Je serai ravi de revenir aider plus tard (dans la mesure du possible).

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Dimanche avant le départ : réticent, je voyais Lourdes religieuse, morte, sans jeunes.
Lundi : fatigué, mal dormi mais prêt à partir pour ce périple avec les chariots, les malades dans Lourdes qui est en fait une ville pas tout à fait morte, avec des jeunes et moins jeunes, valides et moins valides, français et étrangers, pour accompagner des malades, prier, se recueillir et parfois espérer. L’ambiance de cette ville est détendue, calme et incite à se calmer et se détendre. Une ville sécurisante car il n’y a rien de dangereux pour nous, des gens calmes et prêts à nous aider en cas de problème (une ville serviable).
Mardi, fatigué, mais prêt. Des nouveaux lieux visités. 1er fauteuil poussé (une galère). Rencontre d’un groupe de jeunes américains grâce à un autre frenchy de Paris, très sympa qui m’ont dit que Lourdes est assez célèbre (ce qui montre une Lourdes pas tout à fait morte).
Mercredi : messe internationale, messe interminable. J’ai aidé au service d’eau, difficile avec plus de 10000 personnes pour repérer Viviers. Marche tranquille à la Cité Saint Pierre.
Jeudi : transport le matin à l’Eglise Sainte Bernadette (Carmel). Sortie en ville l’après-midi. Le soir : au revoir Lourdes et les américains. Le train dans la nuit…

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Quelques mots :
- Une émotion intense
- Des relations d’amitié
- Des retrouvailles
- Une espérance
- Un témoignage
- Un bon rassemblement

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Les moments marquants pour moi pendant ce pèlerinage à Lourdes :
- Rencontres et échanges avec de nouvelles personnes âgées. Echanges de paroles, de gestes, de sourires qui me permettent de voir la grandeur et la diversité de la personne humaine.
- Rencontres également avec de nouveaux hospitaliers et brancardiers. Nouvelles personnes pour leur faire découvrir le sens du service gratuit et la richesse que l’on a en retour. Même si l’on ne croit pas ou peu, on peut donner de soi pour un retour plus grand que ce que l’on a donné.
- Rencontre également avec un prêtre pour le sacrement de réconciliation : moment qui permet de faire le point et de repartir plus fort même si ce n’est pas toujours évident de faire cette démarche.

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En bref :
- Fatiguant : J’ai mal dormi les deux premiers jours.
- Les personnes âgées étaient très sympas La ville, les musées, la grotte m’ont bien plus.
- Les jeunes et les accompagnateurs sont très sympas et agréables.
Si je suis venu à Lourdes, c’est pour aider les personnes âgées ; je ne suis pas croyante. Et c’était la première fois que j’allais à une messe aussi longue ! Mais j’ai passé un agréable séjour malgré mes quelques blessures.

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Ce pèlerinage a été une expérience formidable, même si je ne m’attendais pas vraiment à faire çà. Je pensais que ce serait un peu moins physique et plus spirituel. Je n’ai pas trop pu profiter des messes car il fallait se remettre de l’effort fourni. Ce qui m’a énormément étonnée, c’est la facilité de l’échange entre les personnes (et je ne parle pas seulement de la relation entre hospitaliers et malades), comme si à Lourdes on oubliait qu’il faut un prétexte pour parler aux gens tel que c’est le cas dans la vie normale. Tout parait si simple et si facile à Lourdes. De même, malgré l’effort et la peur que peuvent susciter le transport de 130 personnes malades, l’effet de groupe transporte les hospitaliers et on ne se pose plus la question du succès. Ca va forcément réussir.
Au cours du pèlerinage, je me suis quelque part un peu surprise, redécouverte. Comme je l’ai déjà dit dans le questionnaire de Proust, j’ai une tendance à la paresse. A Lourdes, je me suis donnée à fond, sans réfléchir, sans sentir les courbatures (c’est dans le train, maintenant, à 1h30, que je me rends compte que j’ai très mal aux hanches). Au début du pélé, je ne mettais derrière un chariot à pousser avec une personne. A la fin du pèlerinage, j’ai tiré seule un chariot. Je suis allée plus loin, plus haut, plus fort, et surtout j’ai repris confiance, en cette période de ma vie où je doute et où j’accumule des échecs.
Je suis venue à Lourdes pour « rallumer les étoiles » de ma vie, foi et de mon engagement chrétien, pour reprendre la superbe phrase d’Apollinaire (vue dans le magasin à proximité de la basilique souterraine)
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Désolé pour l’argot mais… je me suis éclaté. Au deux sens du terme. Excellente ambiance. A refaire comme tous les ans.

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Juste un sourire et quelques paroles ; et cela suffit pour que la personne soit ravie ! Et puis elle veut vous remercier pour tout ce que vous faites alors que c’est juste un savoir vivre !
Beaucoup de souvenirs et de très bons moments passés avec « les vieux » (comme dirait Léo !). Même si la fatigue s’accumule de plus en plus tous les jours, j’avais de moins en moins envie de faire le roulage mais tellement un plaisir de parler et de faire plaisir aux gens !
Sinon de temps en temps je ne savais pas trop ce que je devais faire. Notamment pour la messe internationale je pensais que l’on allait sortir structurés mais c’est parti de tous les côtés ! Mais bon, rien de trop grave, le tout je crois, c’est de suivre le mouvement !
Quelques phrases que j’ai retenues (aujourd’hui) :
- Le pélé à Lourdes ne se raconte pas, il se vit.
- Si l’on ne l’entretient pas, on n’a pas de mémoire.
- L’hospitalité doit être faite avec humour, commençant par humilité et finissant avec amour.

Pour finir, je dirais que j’espère que l’arbre continuera de grandir et qu’il portera des fruits dans ma communauté et dans mon entourage. Et que mes graines, j’espère, germerons et grandirons. Un grand merci à vous pour un pélé plein de bonne humeur, de joie, de rire, de chaleur…

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Ce jubilé 2008 fut pour moi une bonne expérience. En effet comme on peut le dire : « les pèlerinages à Lourdes d’années en années ne se ressemblent pas ». Voilà donc une occasion de rester fidèle à l’hospitalité.
En cette année de jubilé, les malades étaient nombreux ainsi que les hospitaliers ; notre tâche fut remplie de complicité et d’émotions. Cela fait le troisième pèlerinage que je fais auprès de l’hospitalité de Viviers, et enfin cette année, j’étais bien, heureuse de découvrir des histoires de personnes âgées : leurs souvenirs. Ces personnes qui ne parlent pas beaucoup (pour certaines !) nous accueillent avec le sourire et nous quittent avec le sourire. Une expérience d’humanité et de réconfort de notre foi.
Un grand moment de pèlerinage qui j’espère ne sera pas le dernier.
A l’année prochaine.

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J’ai énormément apprécié ce pèlerinage dans le sens où il m’a apporté certaines choses que je n’avais pas vécu de la même manière l’an dernier. Venir à Lourdes en tant qu’hospitalier procure une joie grandiose dont il est impossible de se lasser. L’équipe de cette année, quelque peu remaniée, s’est soudée dès le premier jour et le courant est rapidement passé. Ce fut une grande joie d’aider les pèlerins malades dans cet esprit de solidarité et d’entraide.
Par rapport à l’an dernier, j’ai pu découvrir de manière plus importante le bonheur des pèlerins lorsqu’on les aidait, au travers d’un sourire, une parole, un geste. Dans cet univers où l’espoir aurait pu s’éteindre, il est beau de voir ces malades bien vivants et – pourrions nous dire- « debouts » ! C’est une véritable leçon qu’ils nous apportent, et si nous avons pu les aider dans la vie du pèlerinage, ils nous ont au moins autant, sinon plus, apporté de sens et d’ouverture, permettant de sortir du quotidien et de voir que tout le monde peut vivre en harmonie quand chacun y met du sien.
En définitive, je crois que l’on ne peut pas retenir de points négatifs, car si tout ne fonctionne pas parfaitement (et c’est exagéré de le dire), la seule chose qui compte, c’est le bonheur que nous ont apporté les pèlerins et celui que nous leur avons rendu.
Il est également impossible d’oublier l’équipe formidable que nous avons formée et qui j’espère se reformera l’année prochaine, différente ou non. Ce sera alors un plaisir de revoir les amis que le pèlerinage a créé et d’accueillir à bras ouverts ceux qui nous rejoindront. La seule douleur reste que certainement beaucoup de malades ne soient pas si heureux et plein d’espoir que lors de ce beau pélé. Alors il nous faut nous raccrocher à la beauté de ce que nous avons vécu.
Merci à tous et à l’année prochaine.

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Revenir à Lourdes pour un pèlerinage diocésain, c’est toujours pour moi me replonger dans le mystère de l’Église ; faire l’expérience que les chrétiens ensemble forment un peuple vivant où chacun à sa place. Et à Lourdes, la première place revient aux malades, aux handicapés, aux souffrants. "Lourdes, c’est le monde à l’endroit" : c’est ce que j’ai lu sur la couverture d’un magazine et je trouve que c’est vrai ; on a le sentiment à Lourdes de vivre dans le monde tel qu’il devrait toujours être.

Cette année, c’était la première fois que j’étais de service dans la salle à manger. J’avais apprécié d’être "rouleur" lors de mon dernier pèlerinage. Mais, j’avais ressenti une frustration dans la rencontre avec les malades : je trouvais que les échanges étaient trop rapides. J’ai trouvé mon compte dans le service salle à manger : en m’asseyant à la table des malades, toujours la même, une certaine complicité s’est créée au fil des jours et cette proximité nouvelle m’a comblé. La plupart du temps, j’ai aidé Bernard à manger. Il est sur un fauteuil roulant et des difficultés d’articulation. Mais il a beaucoup d’esprit et d’humour. Il répétait à qui voulait l’entendre que c’était un professeur de français qui le faisait manger : cela le faisait beaucoup rire et semblait l’étonner aussi un peu. A travers lui, c’est avec toute la tablée que la communication s’est établie. Les régimes de chacun ont fait partie des sujets de conversations intarissables. Chacun avait ses particularités : un vrai casse tête pour le service ! C’est cette simplicité au quotidien que j’attendais et que j’ai pu trouver dans ce service. Avec Bernard, on s’est vouvoyés, puis on s’est tutoyés… et on s’est embrassés quand on s’est quittés : par les mots et les gestes se manifeste la complicité qui grandit.
Lourdes reste un lieu singulier, non pas coupé du reste de l’Église, mais, à la manière d’un miroir grossissant. Il nous fait voir " en plus gros" tant d’aspects de la vie chrétienne. Nous en avons bien besoin quand l’habitude ou la vie, parfois précaire, de nos paroisses a émoussé notre vue. J’ai l’impression de rentrer avec une meilleure vue : merci aux frères qui m’y ont aidé.