Toussaint 2016, la vie ou la mort ? Message de Mgr Jean-Louis BALSA

Chers ardéchois,

La fête de la Toussaint est malheureusement trop associée à la mort par sa proximité avec la fête de tous les défunts.
Cette année, est peut-être l’occasion pour chacun de fêter vraiment et distinctement les Saints, pour ne pas les confondre avec le culte des morts.
Le culte des morts avec le commerce qui l’entoure, est devenu prépondérant dans une société qui ne sait pas où elle va.
Il y a le culte domestique dans les cimetières.
Mais il y a aussi les milliers de morts montrés chaque jour chez soi à la télévision, guerres, assassinats, accidents, famines, migrants.
Sans compter tous les feuilletons ou films ou encore les jeux électroniques, dont on n’arrive plus à décompter le nombre de morts. La fascination de la mort va jusqu’au cœur de la culture quand on regarde la grande pyramide du Louvre à Paris, signe des tombeaux des pharaons.
Et la mort est devenue une fête avec Halloween.

Et pourtant en Ardèche, quelques uns, des hommes et des femmes, ont choisi la vie, ils ont combattu la mort par le don de leur vie.
La mémoire est vive d’Andéol, de Pierre Vigne, de Marie Rivier, de Thérèse Couderc, de François-Régis, de Charles de Foucauld, et dans notre génération de Gabriel Longueville, assassiné en Argentine en 1976.
Notre époque à notre échelle, nous appelle à faire un choix.
Personne ne peut aujourd’hui pour demain rester indifférent.
Il est temps de choisir à nouveau la vie.
Certains jeunes cherchent un sens à leur vie. Les événements du monde les appellent dans l’humanitaire, ou dans l’armée dans l’attaque des ennemis de la vie, dans la police et la gendarmerie pour défendre notre société.
Il y a un chemin qui s’appelle la sainteté et qui s’ouvre à nouveau à tous.
Il ne s’agit pas de devenir des hommes ou des femmes admirables, il y en a déjà beaucoup et il y en aura encore.
Mais il s’agit de décider d’expérimenter à nouveau la voie ouverte par Jésus-Christ en prenant au sérieux la vie humaine comme il l’a fait.
La sainteté ce n’est pas un autre chemin, c’est un chemin autre.
Comme évêque de l’Ardèche, j’invite chaque lecteur de ce message à considérer le prénom qu’il porte, et à se demander qui était le Saint qui l’a porté à l’origine, et à regarder quel chemin s’ouvre.
Que cette fête de la Toussaint nous libère de la mort et nous confirme dans le choix des combats pour la vraie vie."

+ Jean-Louis Balsa
Évêque de Viviers