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Témoignage d’un diacre

Alain GOUILLOUD a été ordonné diacre permanent le dimanche 4 décembre 2005 à Privas.


Alain, pouvez-vous nous raconter brièvement votre histoire ?

Je suis né en 1951 à Saint-Chamond dans la Loire, fils unique d’un papa ouvrier (fraiseur) originaire de St-Chamond et d’une maman originaire des Estables, au pied du Mézenc.

Vous êtes marié et père de famille ?

J’ai épousé Marie-Noëlle en 1973 et nous avons deux enfants : Jean-François, 27 ans, technicien du son (monteur son et image) à Paris, et Roseline, 25 ans, professeur d’histoire et de géographie dans l’Académie de Nice.

Quelle est votre activité professionnelle ?

J’ai d’abord été fonctionnaire à la Direction Générale des Impôts de 1973 à 1978 puis à la Poste : je suis actuellement responsable de la gestion pour le département de l’Ardèche où nous sommes arrivés en 1990. Marie-Noëlle a été institutrice.

Depuis cette année je suis président du Comité des Œuvres Sociales de l’Ardèche, association qui assure, en lien avec les assistantes sociales, des secours pécuniaires aux postiers en difficulté.

Avant d’être interpellé pour le diaconat permanent, vous aviez des engagements dans l’Eglise ?

J’ai d’abord été Scout de France et Enfant de chœur. J’ai eu aussi l’occasion de faire trois années de colonie pour la Croix Rouge Française avec les Frères Maristes qui accueillaient des enfants de familles en difficulté sociale ou humaine.

Avec Marie-Noëlle, nous nous sommes engagés dans nos paroisses des Mureaux et de Meulan (78). Ensemble, nous étions membres du Conseil Pastoral et d’une équipe liturgique et Marie-Noëlle participait à la catéchèse.

A Privas, nous sommes membres d’une Equipe Notre-Dame (prière en couple), de l’Equipe d’Animation Paroissiale et d’une équipe liturgique. Marie-Noëlle est responsable de la catéchèse paroissiale.

Et ici, je voudrais rappeler que c’est le Père Jean Villez qui m’a montré la voie du diaconat et qui, après en avoir parlé à l’EAP, a proposé à l’Evêque de m’appeler.

Avez-vous des passions, des convictions fortes ?

Pour ce qui est des convictions, je voudrais souligner mon engagement récent dans le CCFD qui me permet d’avoir à la fois une vision approfondie sur les problèmes des pays en voie de développement et de mener des actions concrètes qui permettent aux populations concernées de se prendre en charge elles-mêmes, ce qui est essentiel et indispensable pour combattre l’injustice et la pauvreté autour de nous et dans le monde.

Et puis, dans ma vie professionnelle, j’essaie de ne pas oublier de prendre en compte la dimension humaine dans les décisions que j’ai à prendre : mettre la personne humaine au premier rang, ce n’est pas toujours facile …

Pour les loisirs, la marche (un peu), et un peu de temps pour les trains et la civilisation de l’Ancienne Egypte. Mais il est difficile de parler de soi …

Et depuis cet appel au diaconat ?

Un séjour à Taizé avec les aumôneries catholique et protestante de Privas m’a beaucoup marqué et une découverte récente : les travaux du Groupe des Dombes pour l’œcuménisme. L’année dite "de recherche et de discernement" nous a permis, avec Marie-Noëlle, de découvrir vraiment le diaconat.

Pouvez-vous dire ce qu’est le diaconat en quelques mots ?

Pour moi - et en allant à l’essentiel - je dirais : le diaconat est d’abord un appel, c’est une disponibilité pour servir, célébrer, et annoncer la Parole et c’est une mission donnée par l’évêque.

- L’appel, pour moi, est venu à partir de ma responsabilité dans l’EAP.

- La disponibilité, c’est une réponse, un "oui" aux différentes étapes, parfois dans l’incertitude ou avec une connaissance incomplète mais dans la confiance que l’Esprit m’aidera à accomplir la mission qui me sera confiée si je la remplis en vérité. Etre disponible, c’est prendre du temps pour prier et avoir la volonté et le souci de servir.

- Quant à la mission, nous en avons déjà parlé avec le Père Evêque mais elle me sera donnée par lui seulement au moment de l’ordination. Il n’y a pas de diacre sans mission reçue de l’Evêque. Je souhaite la vivre dans une visibilité discrète mais vraie et entière dans ma paroisse.

Vous allez donc rejoindre le groupe des diacres du Diocèse de Viviers en Ardèche ?

Je peux témoigner qu’il existe une fraternité diaconale, que j’ai peu à peu découverte dans les années de formation et que je vais vivre maintenant avec les 7 diacres de l’Ardèche que je remercie pour leur accueil.

Et puis cette fraternité est appelée à grandir dans les prochaines années et pour cela je rends grâce au Père de donner à son Eglise des ouvriers …




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