Migrants : vente d’esclaves en Libye

Qui aurait pu imaginer qu’en 2017, l’Afrique pouvait à nouveau vivre la traite des Noirs, non du fait d’une ingérence étrangère mais au-dedans d’elle-même ? Oui, en 2017, des Africains du Sud du Sahara font l’objet d’une vente aux enchères publiques en Libye. A qui la faute ?
Les passeurs, profitant du vide sécuritaire et d’une impunité totale en Libye, font miroiter à des dizaines de milliers de personnes cherchant une vie meilleure un passage vers l’Italie qui se trouve à 300 km des côtes libyennes.
Face à cette situation, à notre niveau, nous chrétiens, que pouvons-nous faire ?
Nous pouvons faire connaître davantage ce crime invraisemblable, autour de nous et à nos élus, par tous les moyens de communication et les réseaux sociaux….en faisant le Buzz maximum de l’info et de notre prière.

De nombreuses personnalités politiques ou issues de la société civile, mais aussi des footballeurs célèbres, se sont fait entendre, certains pays sont passés aux actes :
- Emmanuel Macron a qualifié ces ventes d’esclaves de « crimes contre l’Humanité » et a annoncé que la France avait demandé une réunion du Conseil de sécurité.
- Le Niger a convoqué l’ambassadeur libyen à Niamey pour explications.
- Le Rwanda estime à environ 30 000 le nombre de migrants pouvant être accueillis.
- Le Burkina Faso a rappelé son ambassadeur à Tripoli, « après le choc d’images de traite négrière en Libye ».

Nous savons bien que dans notre société hyper-médiatisée, un évènement chasse l’autre et que ces crimes, comme tant d’autres, finissent par tomber dans l’oubli. C’est à nous d’être fidèles et vigilants, à la fois dans la recherche éclairée de l’information, dans sa transmission inlassable et dans une prière persévérante, afin de ne pas devenir des hommes et des femmes d’un moment, mais des passeurs de mémoire efficaces, tenaces et infatigables.
Alors, si nous demandons au Seigneur : « Seigneur quand est-ce que nous t’avons vu ? » nous pouvons l’entendre nous répondre : « J’étais un esclave et vous avez agi pour me libérer (…) toutes les fois où vous l’avez fait à ceux-là qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait »
Jean-Marie Auriolle, diacre