Saint Andéol

La tradition en fait un disciple de saint Polycarpe et le fait venir de Smyrne.
Quoi qu’il en soit de cette origine, il est sûr que Andéol vint évangéliser le pays d’Helvie, envoyé peut-être par saint Irénée. Martyrisé sos Septime Sévère en 208, à Bergoiate, aujourd’hui Bourg Saint Andéol, il y fut de tous temps vénéré, surtout depuis la découverte de son corps par l’évêque Bernoin en 851.
Saint Andèol est également aujourd’hui honoré à Smyrne.

-  Qui était Saint-Andéol ?

L’apôtre de l’évangile en Vivarais.
Il faisait partie d’un groupe de missionnaires envoyé à Irénée, Evêque de Lyon par Polycarpe de Smyrne, disciple de Saint-Jean. Andéol attirait les foules et suscitait de nombreuses conversions.
Le 30 avril 208 alors qu’il prêchait la bonne nouvelle à Bergoïata devant une grande affluence, il déchaîna la colère de Septime-Sévère Empereur de Rome, de passage dans la cité, en route pour réprimer une révolte des bretons. Le christianisme étant interdit, il fit arrêter et comparaître l’apôtre.
_ Malgré les menaces, puis les flatteries et les promesses de richesse, Andéol refusa avec fermeté de renier sa foi, en louant le Seigneur.Jeté dans un cachot après avoir été torturé, il passa la nuit en prière sous un temple païen situé sur la rive droite du fleuve.
Au matin du 1er mai, ramené sur la rive gauche, il eut la tête fendue par une épée de bois. Il mourut en rendant grâce au Seigneur. Septime-Sévère fit jeter le corps de martyr lesté de chaînes et de pierres dans le Rhône.
Mais sa dépouille miraculeusement échoua sur la rive gauche (le Bourg actuel) où Tullia, une noble dame chrétienne recueillit en secret ses restes et les déposa dans un sarcophage enfoui dans son jardin.Au long des siècles suivants, bien qu’on eut oublié l’emplacement du tombeau, des pèlerinages se succédèrent, accompagnées de grâces et de guérison.

En 851 (ou 858) Bernouin, Evêque de Viviers fit découvrir le sarcophage à l’emplacement de l’église Saint-Polycarpe. Transféré dans la nouvelle église paroissiale et consacré par le Pape Calixte II en 1119 le tombeau y demeura, vénéré par les fidèles jusqu’à la révolution de 1789.
Les reliques furent alors brûlées. Le sarcophage récupéré a repris sa place au sein de l’église. Il reste pour les chrétiens le symbole de son lointain sacrifice et témoigne aujourd’hui de la lumière du Seigneur pour les malades, les infirmes et les familles.